L’histoire de N’ko

NAISSANCE DE N’KO
Le 14 avril 1949, Souleymane Kanté créa son propre alphabet qu’il baptisera le N’ko.
Qui signifie en français je DIS, en anglais I SAY, en espagnol falla, en portugais você etc.

POURQUOI LE NOM N’KO
C’est en souvenir de l’école coranique de son père qu’il a choisi cette dénomination. N’KO.
En effet, N’KO était le seul terme commun à tous les dialectes parlés par les élèves de l’école coranique de Soumankoï, terme qui signifie ‘’JE DIS’’.
Malgré les nuances avérées dans ces dialectes cette dénomination rappelle également un discours de Soundiata Keita empereur du mandingue qui en 1236 s’adressa a ses légions en ces termes : “ « Vaillants soldats, tous ceux qui disent N’ko ou qui ne le disent pas, c’est a vous tous que je m’adresse ’’. »
Depuis le N’KO est devenu le terme d’unification du mandingue. L’alphabet N’ko permet une transcription exacte non seulement des langues africaines, mais aussi indoeuropéennes : Chinois, Anglais, Russe etc.
Chercheur pédagogue infatigable, le savant Souleymane Kanté appliqua son alphabet aux domaines les plus vastes de la connaissance humaine.

POURQUOI LE SENS DE LA DROITE VERS LA GAUCHE
Pour le choix du sens de l’alphabet N’KO, Souleymane KANTE  procéda à un plébiscite au sein de la population analphabète. Il s’agissait de tracer un trait sur le sol, une graphie quelconque : sur une expérience de 100 personnes 77 ont tracées de la droite vers la gauche, 18 de gauche vers la droite, 3 de haut en bas, et 2 ont choisi l’abstinence.
Cet exercice lui a donc permit de s’avoir qu’il est plus facile pour un analphabète d’écrire de la droite vers la gauche que n’importe quel autre sens. Ainsi, sans aucune référence à l’arabe, le N’KO s’écrit de la droite vers la gauche.
Cet alphabet a également permit la transcription des œuvres dont la liste sera dans les pages suivantes.

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